SURVIVRE AU FESTIVAL DE WASEDA

C’est l’évènement de l’année. Le « Waseda-sai » (festival de Waseda) rassemble chaque année une quantité infinie de personnes sur le campus, avec des stands plus ou moins improbables et des spectacles en plein air. Marie m’avait prévenue : « Il paraît qu’on peut à peine marcher ». La foule serait donc encore plus dense qu’un dimanche à Harajuku ? OUI !

Nous avons donné rendez-vous en bas de mon temple à deux locaux pour nous accompagner pendant cette épreuve : Amane et Seira. Et c’est parti, nous nous trouvons un chemin dans la foule déjà compacte. Le campus est métamorphosé : en dehors de la population multipliée par 10 000, de la musique résonne à plein tube, des gens hurlent pour nous attirer à leurs stands, des odeurs de nourritures s’échappent des petites échoppes en bord de chemin… c’est géant. Sans compter la scène en plein air sur laquelle défilent non-stop divers groupes de danse.

DSC02004Le campus en suractivité, avec au milieu la statue du fondateur, imperturbable

DSC02005Une équipe de gagnants. De gauche à droite : Seira, Amane, Marie

On décide de commencer soft en allant s’attabler à un stand qui fait café, et qui propose gratuitement des thés assez inconnus. J’ai choisi un thé des Philippines (en hommage à mes bananes que je mange quotidiennement), qui était fort bon. Nous continuons ensuite d’errer plus ou moins sans but, en atterrissant aléatoirement dans un stand de gaufres, sur des tables d’un bâtiment obscur, dans une rue vide pour retrouver une Chinoise, dans une scène en plein air avec une performance de break-dance et un dinosaure caché dans le public, dans un stand de « nourriture égyptienne », … Finalement, après les visites d’un stand inutile hispanico-braderie(?!) et d’un stand sur le Népal, nous nous posons sur des marches (juste devant un humain à la tête de robot) pour permettre à mes camarades carnivores de manger leur viande d’intestin/utérus/estomac (au choix), pendant que je sirote tranquillement mon chocolat chaud à la banane.

L’heure de la danse indienne arrive ! J’étais venue en partie pour ça, pour aller voir la performance d’une gentille Japonaise, Yumi [Flashback : j’ai mangé avec Yumi mercredi dernier, et j’ai découvert qu’elle faisait partie de la troupe de danse indienne de la fac. Passé le choc de découvrir que l’Inde est représentée ici, je lui ai naturellement dit qu’il s’agissait d’une de mes passions, ce à quoi elle a répondu que je devais aller voir le spectacle de samedi, et qu’après j’avais intérêt à venir aux sessions danse pour leur apprendre des trucs, « parce qu’on n’a pas trouvé d’étudiante indienne ici »]. La performance fut assez courte, et enchaînée bizarrement avec des gens habillés en latino dansant sur du Shakira. Mais c’était sympa ! Ensuite est arrivée ma danse préférée depuis que je suis au Japon : la danse du pêcheur ! (encore désolée pour les têtes du premier plan dans la vidéo qui suit, mais malheureusement je ne fais toujours pas 1m80)

 

 

On décide ensuite d’aller dans un café (« Le chat noir ») qui vend des glaces de malade à prix raisonnables. Et c’est parti pour un sudae géant au chocolat. Merci la vie. Oui, on avait besoin de reprendre des forces, parce que la suite du programme est… un karaoké !

Par rapport au premier karaoké que j’ai expérimenté, celui-là était plus petit et moins moderne, mais beaucoup moins cher, et puis je m’y suis nettement plus amusée (la première fois, les 3/4 des gens présents m’étaient inconnus, alors…). Les deux heures sont passées si vite ! Au programme : Bacstreet Boys, Shakira, Rasputin, Aux Champs Elysées, Destiny’s Child, Police, Ricky Martin… j’ai également tenté du rap chinois (échec). Et bien sûr, les tubes de pop japonaise ne sont pas passés à la trappe. J’ai donné tout ce que je pouvais sur mes deux chansons du moment, révélées grâce à Marie bien entendu (cliquez sur ce lien si vous osez : link)(ouais, j’ai un peu honte). Suite à une réclamation de Marie, et également parce que je ne suis plus à ça près en ce qui concerne mon intégrité, voici également la seconde chanson, que vous connaissez déjà si vous avez lu l’article « To be or not to be radioactive » : link .

AUTRES PHOTOS DE LA JOURNEE

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Un exemple de danseurs costumés // L’Egypte, c’est comme les bananes : ça me poursuit

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Attention à ne pas se perdre // Et là, un drapeau de la Corée du Nord et un drapeau communiste qui se baladent.

8 réflexions au sujet de « SURVIVRE AU FESTIVAL DE WASEDA »

  1. Ben alors maureen, faut se renouveller avec les chansons parce que tu les avais déjà publiées…On veut de la J-pop à fond et te voir chanter et danser dessus, éventuellement rejoindre la danse
    indienne de Waseda et continuer à nous faire voir toutes les traditions japonaises géniales qui nous sont inconnues!
    Au fait qu’est ce que tu mange essentiellement au Japon à part des bananes et du nutella bien sûr…C’est quoi qui coûte le moins chèr au final?

    Bisous bisous

  2. Un jour je ferai un article spécial tendances musicales, promis ! 🙂

    Qu’est-ce que je mange… chez moi je mange du riz au curry (c’est très facile à faire ici, et pas cher, ils vendent des cubes de pâte à faire fondre), avec des légumes (carottes-oignons). Sinon
    : pâtes italiennes, riz japonais, omelettes, poivrons et haricots. Quand on sort manger, c’est souvent des ramen (soupes de nouilles bien grasses, c’est pas mal bon), mais j’aime bien les udon
    aussi (des nouilles encore plus épaisses), j’en fais parfois. Des céréales sinon 🙂 Et du tofu au soja. (liste non exhaustive)

  3. あっどっこいしょ、あっどっこいしょ !

    MEUF, je réclame un lien vers « Monster » ! Tu ne peux pas décemment laisser le reste de la France dans l’ignorance !!!

  4. Ca y est, j’ai retrouvé un lien potable sur Youtube, et j’obéis donc à tes ordres ô vénérée maîtresse du côté obscur.

    Par contre, « addokkoisho », ça ne me dit rien… essaies-tu de me faire penser à une chanson par l’intermédiaire de paroles entêtantes ?!

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