FINIR UN SEMESTRE EN BEAUTÉ

Lundi dernier j’ai passé mon dernier examen du semestre (Akhenaton, momies, Hatchepsout, et d’autres trucs). Maintenant je suis donc LIBRE ! Les grandes vacances ici c’est février et mars, je n’ai donc aucune contrainte scolaire avant longtemps.

Ce premier semestre est passé à une vitesse dingue, même si le mois de janvier était plutôt chargé. J’ai l’impression d’avoir fait de très bons choix de cours, j’ai appris énormément de choses dans des domaines aussi variés que la culture japonaise, l’Egypte Ancienne, et la Francophonie. La palme revient à mon cours de Sociologie de la culture et de la société japonaise, avec un prof qui maîtrise à fond son sujet et qui sait le rendre intéressant. Mes cours de japonais resteront eux aussi un très bon souvenir. Au dernier cours, j’ai fait un exposé sur Bollywood… C’est un peu jouissif d’avoir un power point complètement kitsch avec des photos de Shahrukh, Madhuri, Devdas et Kuch Kuch Hota Hai.

Le soir de mes vacances (je dis « mes » parce ue tout le monde n’était pas en vacances à la même date – n’est-ce pas Marie), il y avait une soirée avec le réseau français de mon département. Ce fut bien sympathique, j’ai même réussi à parler un peu à des Japonais en japonais (ouais ouais). Avec un groupe plus restreint nous avons enchaîné sur une classique séance de karaoké, à la fin de laquelle nous sommes allés payer en chantant du Lady Gaga, parce que notre forfait de 2 heures avait pris fin en plein milieu de « Bad Romance », tsss.

 

Pour éviter de m’enfoncer dans une « vie de mollusque », j’ai décidé de bouger un peu aujourd’hui. J’ai ouvert un de mes guides de Tokyo et je me suis rendue compte qu’il y avait un vieux temple bouddhiste pas si loin de chez moi que je n’avais pas encore visité. Donc je n’hésite pas longtemps, j’enfile mon sweat moche anti-froid et zou c’est parti.

Sur mon chemin, je passe rendre visite à mon petit temple.

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Après un petit périple souterrain avec le métro, me voilà au pied de l’entrée du temple Gokoku-ji, « un des rares vestiges de l’époque d’Edo » (d’après mon guide), qui se tient ici depuis 1681. Il n’y pas un chat – enfin si, il y avait deux chats, mais il n’y avait pas vraiment d’êtres humains à part moi, en gros – bref. On sentait que le temple était vieux, avec ses craquelures dans une peinture qui avait dû être autrefois éclatante. Il avait beaucoup de charme, le bois lui donnait de l’allure. Je n’ai pas pu voir l’intérieur, parce que je n’ai pas osé m’aventurer du côté de l’entrée, là où un vieux monsieur me regardait un peu méchamment.

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J’ai eu la surprise de revoir mon ami Bouddha. Beaucoup plus petit que le Daibutsu de Kamakura, mais avec un air plus sympathique.

DSC02180Plus de photos dans l’album « Gokokuji »

Ce fut très rapide, le complexe du temple n’étant pas très grand. Mais j’ai trouvé cette visite plutôt apaisante, avec aucun touriste, juste moi et ce vieux temple (et le monsieur bizarre aussi).

Comme je suis trop une aventurière (youhou), lundi après-midi je suis allée m’aventurer dans une rue inconnue derrière Waseda, dans laquelle j’ai vu… un tramway ! Marie m’avait mentionné son existence, mais comme je n’en avais jamais vu à Tokyo, j’ai eu un choc. Prochaine aventure : monter dedans.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai un programme de-la-mort-qui-tue pour les vacances, avec une excursion jusqu’à Hiroshima avec parents et mon frère qui se ramènent à partir du 13 février, puis Okinawa avec Marie (palmiers, pâtés dans le sable, et base militaire Américaine), et puis Hokkaido (l’île tout au Nord) avec Thomas 🙂

Concernant des projets plus proches, Marie et moi allons nous ressourcer samedi matin à la boulangerie Kayser de Kagurazaka. Pain au chocolat et ciabatta seront au programme, peut-être enchaînés avec un plat de riche à la cuisine : la ratatouille.