Paye ta caisse et ton électricité

Los Angeles avec une voiture c’est bien. Los Angeles avec une voiture de location, c’est cher. La solution : en acheter une.

Après avoir écrémé une centaine d’annonces Craiglist (Le Bon Coin local), Thomas et moi avons acheté une Ford Taurus de 1995 pour 700 dollars. Nous avons appris sur Internet qu’il s’agissait d’une bonne voiture qui avait fait fureur aux États-Unis à l’époque où elle était sortie tellement elle était bien. Certes, elle est vieille, mais lors de notre tour d’essai nous avons été satisfaits et charmés par son côté vieillot. Elle accélère et freine bien, roule quand on lui demande, voilà quoi.

P1050876Mais elle est vraiment vieille. Le moteur fait cling-cling quand il y a un creux sur la route. Le frein à main est un frein à pied qui ressemble à une pédale d’embrayage. La manette pour changer de mode – et non de vitesse puisque c’est une automatique – se situe à côté du volant. Le volant a du mal à diriger les roues parfaitement. Le clignotant arrière est pété. Bref, l’authenticité de cette voiture qui nous a séduit au début nous paraît un peu dangereuse après quelques heures de conduite. Thomas l’a emmenée au garage pour un check-up, et le mécanicien était formel : les réparations coûteraient plus cher que la voiture elle-même. De plus, avec mes handicaps de conduite bien connus, je ne peux vraiment pas la conduire dans cet état. Il nous faut donc chercher ailleurs : nous pensons à la revendre et à en acheter une plus cher, que nous revendrons également à notre départ des États-Unis.

À part ces histoires de voitures, nous expérimentons depuis vendredi matin une coupure de courant. C’est pas très cool, mais je commence à m’habituer à l’absence de clim, d’eau chaude et de frigo : je prends des douches froides toutes les trois heures, j’ai fait une cure de yaourt, je squatte les prises de la fac USC, et puis je sors vadrouiller avec Thomas. Hier nous sommes allés à une fête foraine où des vieux en chemise hawaïenne jouaient du ukulélé. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers la plage à Santa Monica. Je crois que nos colocs Thaïlandaises supportent moins bien l’absence de courant que nous… elles sont en train de déprimer.

La coupure n’est pas un accident : la ville voulait couper l’électricité de nos voisins, qui ont choisi un autre opérateur, mais s’est trompée de maison (youpi). Chaque jour ils nous disent que ça sera rétabli le lendemain. Comme dirait notre coloc italienne, « bienvenue au Mexique ! ».

Pour finir, une petite pensée pour mon frère qui s’en va demain étudier aux Canaries. Bon voyage bro !

3 Replies to “Paye ta caisse et ton électricité”

  1. Là, tu as réussi à me faire rire avec la voiture ! Bon attention quand même ! Alors, aujourd’hui 1er septembre, l’électricité est de retour ?… Sinon ton frère est bien parti et bien arrivé à Madrid ou il attend la « correspondance » qui décollera à 20h45. J’aurais de ces nouvelles quand il sera à l’hôtel. A bientôt de vos nouvelles – Zibous

    1. Aha, non toujours pas d’électricité ! Ça revient cet après-midi normalement, et cette fois ce sera bon… Là je suis à la fac encore en train de squatter des prises (et Internet). Bisous

  2. Hihihi ! J’adore cet article ! Très pratico-pratique à la Tom (ça fait plus cling cling que bling bling !), on sent que l’adaptation va se faire comme sur des roulettes… au bout d’un moment.

    Cette proximité avec le Mexique, c’est justement ce qui m’intéresse sûrement le plus. J’ai vu dans un de tes articles qu’on parlait soit anglais soit espagnol en ville. C’est pas banal. Faudra nous développer ça un jour, si toi aussi ça t’intéresse bien sûr… La migration, c’est un sujet si récurrent dans chaque pays.

    Merci Maureen <3

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