Let’s go to the mall

Après un suspense haletant dans l’attente du retour de nos visas, Thomas et moi avons finalement décollé mardi 25.

L’arrivée à Los Angeles fut telle que je l’imaginais : aéroport immense, palmiers sur le bord de la route, Lady Gaga et Abba qui sortaient des hauts-parleurs… Notre voiture de location nous a permis de plonger directement dans le bain de la ville. Direction notre maison : une petite demeure composée de 4 chambres où résidaient déjà une Italienne et deux Thaïlandaises. Oui, nous avons finalement opté pour la coloc, parce que pour une situation géographique correcte (dans le centre, près de l’Université de Californie du Sud) ça coûte un peu cher de prendre un appart pour deux. Là on s’en sort à $900 par mois pour une chambre (OMG).

La chambre n’étant pas meublée (cimer, il y avait seulement un matelas) et nos ventres criant famine, Thomas et moi avons dû accomplir un rite de passage incontournable : le mall. Nous avons ainsi acheté des bananes, des étagères, des cuillères, du porridge, etc ; et rôdé parmi de multiples rayons et étages interminables pour trouver ce dont nous avions besoin, vraiment besoin. Et c’était difficile : la tentation capitaliste nous attaquait à chaque coin de rayon. Pour compléter l’expérience, un repas au mall s’imposait : en deux jours nous avons déjà mangé mexicain, japonais, et mongol, le tout très peu authentique. La nourriture est omniprésente ici, et chaque assiette me fait facilement deux repas.

C’est un stéréotype bien connu : tout est plus grand aux États-Unis. J’avais peur d’en éprouver une sensation de vertige, surtout à Los Angeles. Le fait d’avoir une voiture permet de dépasser l’obstacle des distances, d’être moins perdu, et de participer à la ville. Sans cette voiture je me serais sentie avalée toute crue…

Hier nous avons testé les transports en commun, qui ont mauvaise réputation, et la marche à pied dans le centre-ville, « Downtown L.A. ». Avec ce soleil j’en suis ressortie couleur marron grillé et déshydratée. Mais ça valait le coup, ça nous a permis de nous familiariser avec la ville, de découvrir des quartiers historiques et de flâner parmi les buildings.

Pour terminer, quelques trucs chelous auxquels je ne m’attendais pas :

– le broyeur dans l’évier, comme ça ta peau de banane est découpée et part direct dans les canalisations.

– l’absence de sonnette aux portes. Si tu veux signaler ta présence, tu klaxonnes. Beaucoup de gens dans le quartier font ça.

– l’addition de vitamines et autres trucs artificiels dans les aliments. Mon yaourt grec est ainsi enrichi en vitamine D (youpi), et le jus d’orange en calcium (?).

2 Replies to “Let’s go to the mall”

  1. C’est comment la cuisine mongol ?… J’aimerais bien voir le broyeur… comme dans les films 😉 Et je termine par bisous à vous 2.

  2. C’est mon article préféré. C’est toujours haletant, l’installation, l’accueil, l’immersion… Ça conditionne pas mal de choses ensuite. Et tu me sais fan de ton humour !

    Gaffe à vos mains dans le broyeur, hein, mollo, les gars…

    Merci Maureen <3

Comments are closed.