Je parle souvent de voiture dans mes articles. Non pas que je sois devenue kékée ou passionnée de tuning, mais il faut bien s’adapter. Los Angeles, c’est connu, est une ville où les voitures sont omniprésentes. Et pour gérer le flot quasi ininterrompu de tous ces véhicules, la ville s’est modelée autour d’un canevas complexe d’autoroutes citadines : les Freeways et Highways, aériens ou souterrains, font partie intégrante du paysage urbain. Elles fascinent par leur immensité, leurs enchevêtrements bouclés presque artistiques, et leur laideur.
Ce cliché de L.A. n’est pas de moi, vu que je n’ai pas d’hélico, mais d’un internaute inconnu.
Dans tout ça, qu’est-ce que j’allais faire, moi, un peu anxieuse lorsque je conduisais sur de simples routes françaises à plus de 50km/h ? Je l’avais dit avant de partir : je le ferai à L.A., je m’adapterai. Aujourd’hui je suis fière d’annoncer que mon baptême de la ville a été complété hier après-midi, après avoir conduit une heure entière sur le Freeway. Seule. Enfin, presque. C’est une histoire que je vais raconter plus bas.
Avant de parvenir à un tel exploit (si si le mot est bien choisi), j’ai dû me familiariser avec le système de bus et de métro de la ville. Los Angeles est bien quadrillée par le réseau de transports en commun, on peut quasiment aller partout. Le seul problème, c’est que les bus ne passent que toutes les 20-30 minutes, et que parfois ils ne passent pas du tout… Débrouille-toi petit pédestre. Quant au métro, il est bien sympathique, mais dessert trop peu d’endroits. Pour mes différents cours particuliers, je planifie donc mes trajets en prévoyant une bonne demie-heure de marge, et prie pour débarquer au bon endroit.
La personne qui maîtrise ce truc est un génie
Certes, nous sommes censés avoir une vieille Ford Taurus. Je ne peux vraiment pas la conduire, étant donné son problème directionnel majeur (les roues avant sont un peu autonomes). Nous allons la vendre prochainement, mais en attendant il nous fallait en trouver une autre. À bord d’une petite Toyata Yaris de location (ouais nous louons beaucoup de voitures – parce qu’officiellement nous n’avons pas le droit de conduire la Ford vu qu’elle n’est pas passée au Smog Test, un genre de contrôle anti-pollution, mais je ne vais pas m’attarder plus là-dessus parce que c’est compliqué et chiant), nous sommes ainsi allés acheter hier une petite Nissan Altima d’occasion.
Il était évident que nous devions revenir à deux voitures une fois la transaction complétée. Thomas a insisté : je devais m’entraîner à conduire la Toyota à l’aller. Me voici donc, un peu paniquée, au volant de cette petite chose, emportée sur un immense Freeway malgré moi, à subir des doublements à gauche et à droite (oui c’est autorisé ici), des bouchons inopinés, des changements de vitesse entre 100km/h et 20km/h, des camions aux dimensions impudiques… mais je l’ai fait. Il faut dire que les routes sont assez bien faites, avec des sorties annoncées suffisamment à l’avance et des voies bien larges. Et puis, avec une automatique, mon problème récurrent de changement de vitesse n’a pas lieu d’être (au prix d’une consommation d’essence indécente – snifff).
Au retour, j’ai dû conduire sans copilote, Thomas étant au volant de la Nissan. Mais la Toyota fort moderne était équipée d’un système Bluetooth qui permettait de connecter mon téléphone, et de recevoir des appels sortant directement des hauts-parleurs de la voiture. Thomas m’a ainsi accompagnée virtuellement tout au long du trajet, ce qui a fort diminué mon stress.
La prochaine étape c’est bien sûr de conduire seule. Mais pour que je sois couverte par l’assurance sur notre nouvelle Nissan, il faut que je passe mon permis californien. Ce sera sûrement ma prochaine aventure motorisée.

BELLE GOSSE !
BRAVO ! C’est bien que tu te remettes à conduire 🙂 Combien de temps entre l’inscription et le jour J pour passer ton permis californien ?…
Bisous
Je passe le « code » samedi matin. C’est assez facile : il y a 20 questions, on a le droit à jusqu’à 5 erreurs, en plus de 3 jokers (ça veut dire que si on n’aime pas une question, on peut la passer et en avoir une autre à la place).
Ensuite il faut passer l’examen de conduite sur ta propre voiture, avec un inspecteur. Je ne sais pas encore quand. Bisous
Thomas te fait vivre de ces aventures !!! Mais c’est toi, aussi, qui avais pris cette gageure, de rouler aux US (ça ne me serait pas venue d’avance à l’esprit, moi !). Tu as des c…. !
Du coup, tu vas faire tes cours en voiture ? Tom va en bus au travail ?
Merci Maureen… 😉